L’aire protégée Forêt Naturelle de Tsitongambarika est sans doute l’une des plus riches forêts abritant un maximum d’espèces endémiques locales. En effet, à elle seule, Tsitongambarika hébèrge plus de 80 espèces endémiques locales. En plus, selon les critères de l’UICN  cent quatorze (114) espèces devraient figurer dans la liste rouge des espèces menacées dont 21 en danger critique (CR)  et 60 en danger (EN).
En se basant sur les principaux critères utilisés pour identifier une espèce dite AZE (Alliance for Zero Extinction[1] (niveau de menace, irremplaçabilité et distribution) plusieurs espèces de Tsitongambarika pourraient enclencher l’intégration dudit  site comme étant un site AZE. Ci –après trois parmi ces espèces dont une plante Foetidia delphinensis  de la famille de Lecythidaceae, et deux mollusques terrestres de la famille des Cyclophoridae (Boucardicus fidimananai et B.simplex). Vu les niveaux de menaces qui pèse sur ces espèces l’appui à la conservation et gestion de l’aire protégée « Forêt Naturelle de Tsitongambarika » constituerait un des moyens pour éviter son extinction.
Peu d’informations sont disponibles pour ces espèces.

  1. Foetidia delphinensis Bosser, LECYTHIDACEAE: Foetidia delphinensis possède une aire d’occurrence d’environ 18km2. Sa distribution se limite dans la forêt humide de basse altitude de Bemangidy allant du mont Ivohibe à Ampasy. L’espèce y est menacée de déforestation due à des exploitations illicites de bois. Elle est classée comme étant en danger (EN) par l’UICN[2].
  2. Boucardicus fidimananai Emberton & Pearce, CYCLOPHORIDAE. Connue seulement dans la forêt de Mahialambo, notamment du Mont Ilapiry, Boucardicus fidimananai   est menacée de déforestation due à des exploitations illicites de bois et de pratique de culture sur brulis. Elle est classée comme étant en danger critique (CR) par l’UICN[3].
  3. Boucardicus simplex Emberton & Pearce, CYCLOPHORIDAE. Connue seulement dans la forêt de Mahialambo, notamment du Mont Ilapiry, Boucardicus simplex est menacée de déforestation due à des exploitations illicites de bois et de pratique de culture sur brulis. Elle est classée comme étant en danger critique (CR) par l’UICN[4].

Les efforts de conservation menés actuels ont contribué à réduire le taux de déforestation jusqu’à 0.38% entre 2010 et 2016 (Ileiry Geospatial Services & Cabinet expertise, 2016)[5] alors que ce taux est largement supérieur à 1.74% avant 2005 (Andriamasimanana, 2008)[6].

[1] http://www.zeroextinction.org/

[2] http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-1.RLTS.T68002708A68008741.en

[3] http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2000.RLTS.T40074A10313774.en

[4] http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2000.RLTS.T40069A10312151.en

[5] Ileiry Geospatial Services & Cabinet expertise, 2016. Analyse de tendance évolutive de la forêt de Tsitongambarika. Rapport final

[6] Andriamasimanana, R., 2008. Appui à l’élaboration du schéma d’aménagement de la forêt de Tsitongambarika, Tolagnaro par des outils d’observation de la terre. Rapport

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